Comme dans de nombreuses communes, le recensement de la population a débuté le 15 janvier à Pontacq. Chaque foyer est invité à répondre pour fournir des informations essentielles, telles que le nombre d'habitants ou encore la répartition par âge, afin de mieux planifier services et équipements. Une mission encadrée par l’INSEE et menée sur le terrain par des agents recenseurs volontaires, à l’image de Françoise Larré, qui sillonne le village pour recueillir les réponses des habitants.
Une organisation millimétrée en amont
Avant même le lancement officiel du recensement, tout est préparé avec précision. "On a eu deux demi-journées de formation avec l’INSEE, puis on nous a délimité deux districts, c’est-à-dire deux localisations géographiques avec différents logements", explique Françoise Larré.
Un premier passage permet de reconnaître le terrain : boîtage d’informations, vérification des boîtes aux lettres et repérage des logements. Le 15 janvier, jour du coup d’envoi, les agents déposent ensuite les documents de recensement accompagnés des codes nécessaires pour répondre en ligne.
Relances, pédagogie et lien humain
Quelques jours plus tard, place aux relances. Si une majorité d’habitants a déjà répondu, près d’un tiers des logements reste encore à recenser. "Aujourd’hui, j’ai plus de 70 % de réponses, mais il en reste 30 % qui n’ont pas répondu", précise l’agente recenseuse. Françoise reprend alors la liste, frappe aux portes, laisse des avis de passage et propose son aide. "Je vais boîter, faire un toc-toc dans les maisons, voir comment je peux les aider", raconte-t-elle. Oubli des codes, manque de temps ou hésitations, chaque situation est différente.
Sur le terrain, la mission demande aussi de rassurer. "Certaines personnes ont l’impression qu’elles sont fliquées", confie Françoise. "Pourtant, certaines questions sont facultatives. Si les gens n’ont pas envie de répondre, ils ne répondent pas". Une relation de confiance qui se construit parfois maison après maison, notamment auprès des personnes isolées ou méfiantes.
À Pontacq, le recensement se poursuit jusqu’au 14 février. Derrière les chiffres et les statistiques, cette campagne repose avant tout sur un travail de proximité, fait d’échanges, de patience et de présence sur le terrain, essentiel pour mieux comprendre la réalité de la commune.
Un reportage de Lola Berdos pour Pontacq Radio.
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