Glissement de terrain : plusieurs communes privées d'eau autour de Pontacq - Reportage du lundi 16 février 2026

16 février 2026 - 18:10
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Un glissement de terrain survenu dans la nuit de vendredi à samedi a provoqué la rupture d’une canalisation stratégique d’eau potable à la sortie de Pontacq. Depuis, plusieurs communes, dont Lamarque-Pontacq, Pontacq et Saint-Vincent, sont privées d’eau. Les équipes techniques sont mobilisées dans des conditions particulièrement difficiles.

Une canalisation stratégique rompue sous trois mètres de terre

Tout a commencé dans la nuit de vendredi à samedi, à la sortie de Pontacq, après "le pont rouge". Un glissement de terrain sur une propriété privée a entraîné la rupture d’une conduite majeure de production d’eau, enterrée à plus de trois mètres de profondeur. "C’est une canalisation très importante. On passe le bras à travers cette cassure", décrit Didier Larrazabal, maire de Pontacq. Cette conduite alimente notamment Lamarque-Pontacq avant de poursuivre vers Morlaàs.

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La canalisation ayant rompu. Photo : Facebook « Ville de Pontacq ».

Les réserves des châteaux d’eau ont tenu quelques heures. "Les gens ont eu de l’eau tant que le château d’eau en possédait, et depuis hier soir, il n’y a plus d’eau", précise Marc Bégorre, maire de Lamarque-Pontacq. La localisation de la fuite a été compliquée : "Cette canalisation était à 3,50 mètres de profondeur, avec de l’eau autour. Les équipes ont eu la chance de la trouver vers 23 heures." Depuis samedi, pelleteuses, soudeurs spécialisés et techniciens s’activent sur un terrain instable et détrempé.

Un terrain toujours instable et une mobilisation générale

Si les soudures sont en cours, rien n’est encore totalement sécurisé. "Le vrai problème désormais, c’est le terrain lui-même", alerte Didier Larrazabal. Le géologue dépêché sur place estime que le glissement reste actif. "Il pense que le terrain a déjà avancé depuis vendredi. On a peur qu’il avance carrément sur la départementale."

Les conditions météo compliquent les opérations. "Impossible de souder correctement avec de l’eau dans la conduite, ça refroidit le chalumeau", explique le maire. Les équipes ont travaillé de nuit, les pieds dans l’eau, dans des conditions jugées compliquées, mais avec "une bonne humeur admirable".

En parallèle, les communes s’organisent. Distribution de bouteilles, commandes en urgence auprès des commerces locaux, appels aux personnes vulnérables. "Nous avons servi l’eau jusqu’à 22 heures dimanche, puis nous avons téléphoné aux personnes âgées ou avec des enfants pour leur porter de l’eau chez elles."

Deux bouteilles par personne sont actuellement distribuées, et 25 palettes doivent arriver pour assurer l’approvisionnement en eau potable. "Ce n’est pas une erreur humaine, c’est la nature qui s’est manifestée", insiste Didier Larrazabal. "Je ne suis pas pessimiste, mais il y a quand même du souci à se faire."

Certaines communes ont retrouvé l’eau partiellement, notamment à Lamarque-Pontacq, mais aux alentours, l’attente continue.

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Un reportage de Lola Berdos pour Pontacq Radio. 


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